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LES SÉMINAIRES

Lacan, nous et le Réel.

#111 - pas sans objet.

À partir du fil conducteur de l'angoisse — signal d'une perte, boussole du désir — cette séance reprend la question centrale du séminaire : comment le signifiant entre-t-il dans le réel pour l'être humain ? C'est par le schéma optique et la métaphore du gant retourné que Christian Dubuis Santini déploie cette fois la logique de l'objet petit(a) comme regard. Ce qui ne peut pas se réfléchir dans le miroir, ce reste irréductible qui se perd dans le passage d'une scène à l'autre — voilà ce que le réel désigne : non pas ce contre quoi on se cogne, mais un impossible logique, un trou dans le symbolique. La séance articule les trois premiers objets lacaniens (sein, fèces, phallus) à la structure topologique de la bande de Möbius et du cross-cap, avant d'engager la question de la castration dans ses trois temps : l'objet, le sujet ne l'a jamais eu ; l'Autre ne l'a pas davantage ; et c'est l'assomption de ce manque constitutif — le phallus comme voile sur le vide — qui conditionne une sexualité et un échange symboliques. Le titre « Pas sans objet » dit cette nécessité : le sujet n'advient pas sans l'objet qui le précède et l'oriente — un objet qui n'est pas du monde, mais qui en est le trou.

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